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Des brebis pour entretenir les espaces verts

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Alternative à la fois écologique et économique au désherbage mécanique et chimique, La Ville de La Roche-sur-Yon a décidé de développer l’éco-pâturage sur différents sites. Aujourd'hui, un cheptel de brebis a pris place sur une parcelle de 7 000 mètres carrés au cimetière paysager de la Péronnière.

La Ville de La Roche-sur-Yon a choisi l’éco-pâturage pour entretenir plusieurs sites. Ce mode de traitement permet à la fois une gestion écologique, naturelle et peu coûteuse des espaces verts. Des brebis, de race Landes de Bretagne, ont pris place ce jeudi 6 juin sur une parcelle de 7 000 m2 dans la partie basse du cimetière paysager de la Péronnière. Dans les jours à venir, deux nouveaux troupeaux investiront les parties enherbées de la zone d'activité Belle-Place 2 (6 000 m2) puis celle des Ajoncs (2,5 hectares). Au total ce sont 80 brebis qui paîtront, près de dix mois par an, dans ces espaces verts.

Sébastien Guilhemjouan, responsable de la ferme du Loriot à Chaillé-sous-les-Ormeaux (Rives de l’Yon), sera chargé de suivre avec attention l’état de santé des brebis.

L'éco-pâturage, facteur positif pour la biodiversité

La Ville de La Roche-sur-Yon a signé une convention de trois ans avec la ferme du Loriot à Chaillé-sous-les-Ormeaux (Rives de l'Yon). Son responsable, Sébastien Guilhemjouan, sera chargé de suivre avec attention l'état de santé de ses animaux et d'assurer leur bien-être. « Les brebis Landes de Bretagne s'adaptent très bien aux espaces pauvres et aux milieux difficiles. Elles ne mangent que de l'herbe et il ne faut surtout pas leur donner autre chose. Comme elles vivent en plein-air intégral, je leur rendrai visite tous les deux ou trois jours », explique l'éleveur.
Par rapport à des tontes et fauches mécanisées, l'éco-pâturage favorise la biodiversité en multipliant les espèces végétales et en créant des micro-habitats pour la faune. Cette gestion des espaces verts par éco-pâturage doit permettre de :

  • limiter le nombre de broyage ;
  • faciliter la gestion des zones difficile d’accès ;
  • retrouver une gestion traditionnelle et naturelle tout en conservant la qualité paysagère des sites ;
  • favoriser la diversité floristique et faunistique ;
  • assurer le maintien de races domestiques en voie de disparition.

Comme le souligne justement Sébastien Guilhemjouan :

L’éco-pâturage est également facteur de lien social. C'est important que les Agglo-Yonnais s'accaparent cette activité paysanne de préservation des races. Les entreprises et salariés présents sur les différents sites pourront profiter des animaux présents sur place. L'objectif majeur de mon activité agricole s'appuie sur l’élevage de races comme outil de préservation des espaces naturels pour développer une agriculture écologique et sociale.

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